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Dès la mise en place du nouveau statut des Ventes aux Enchères publiques, l'unité de compte - le dollar - et la référence au concept de "marché" démontrent, si besoin était, que les nouveaux Opérateurs Anglo-Saxons ont fait rentrer une logique d'entreprise dans les HÔTELS DES VENTES. Les COMMISSAIRES-PRISEURS français ont dû par conséquent relever le défi. À PARIS comme à PAU avec sérénité. |
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Parmi celles-ci, on peut d'ores et déjà noter :
Or, le nouveau statut des ventes aux enchères veut rester, dans la tradition juridique française, très protecteur des usagers des HÔTELS DES VENTES. Ainsi, contrairement à ce qui est permis outre-atlantique les commerçants spécialisés - antiquaires, galeries, courtiers, etc... - ne seront pas autorisés à vendre leurs meubles et objets mobiliers par l'intermédiaire des Ventes aux Enchères Publiques. À quelques exceptions près, prévues expressément par la Loi. Les tolérances actuellement constatées risquent désormais de ne point subsister. L'énorme chiffre d'affaires généré par les relations entre les maisons de ventes aux enchères anglaises et les marchands, ne se retrouvera donc pas en France, sous peine de sanctions pénales graves. Cette restriction, comme chacun le sait, tend à protéger le commerce traditionnel mais, par ricochet, évite beaucoup de déconvenues aux acquéreurs, les marchandises provenant de particuliers étant dans l'ensemble les plus loyales et les plus abordables.
Paris n'est pas New York, ni les Pyrénées le Texas (même s'il y a aussi du pétrole ... ). La fortune y est plus modeste, plus discrète, plus craintive. Pas plus qu'on n'y choisit son avocat uniquement parce qu'il facture en millions de dollars, on ne fait appel à un médecin ou à un notaire, parce qu'il vous fera recevoir dans un Hôtel particulier historique, par une hôtesse branchée et trilingue... La confiance y est avant tout une question de proximité sociale, d'enracinement. Le marketing y est à géométrie très variable. Finalement :
et en outre, plusieurs siècles de tradition au service de tous.
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