Cette question, souvent récurrente, certains se la posent. Peut-on penser en effet qu'un objet de grand prix ou très spécifique a plus de chance de bien se vendre dans tel ou tel site, réputé plus riche de clientèle et/ou de spécialistes ?

 
Concrètement : vendre un tableau de PICASSO à PARIS et une faïence de la Veuve Perrin à MARSEILLE. Un meuble alsacien à STRASBOURG ?

Pour répondre à cette question, il faut savoir comment s'est développé depuis quelques années le marché des ventes aux enchères en HÔTEL DES VENTES.
 

Les COMMISSAIRES-PRISEURS disposant désormais des moyens de communication les plus sophistiqués, leur audience, où qu'ils soient implantés, se situe désormais au niveau national et, quand il le faut, international.

 
    Bureau de Dame
    d'Émile RULHMANN
    adjugé 131000 € à Pau

 
Presse spécialisée (plus de 30 titres), pages réservées par les grands magazines aux ventes aux enchères publiques, édition de catalogues, mailing, internet;
toute la technique de promotion événementielle est mise en oeuvre.

De telle sorte qu'aucun objet ne peut échapper à la vigilance d'un grand amateur, d'un antiquaire attentif et simplement à toute personne qui suit les ventes.

Chacun peut passer des ordres, téléphoner, échanger des télécopies et par conséquent acheter à distance.

Le résultat est significatif :

Au cours des dernières vacations, de multiples objets ont quitté l'HOTEL DES VENTES PAU-PYRENEES pour aller rejoindre leurs destinataires à GENÈVE - LONDRES - NEW YORK - MONTREAL - PARIS - etc...

"Nomadisme" des objets et mobilité des enchérisseurs sont des phénomènes complémentaires qui continueront à s'accentuer et élargiront encore le marché des Ventes publiques.

Organiser aujourd'hui une vente dans un HÔTEL DES VENTES tenu par un COMMISSAIRE-PRISEUR français équivaut donc à pénétrer sur un marché sans limite de frontières et donc sans limite de prix.